Thalès /Club CNRS 2017-2018

La 13ème cycle de conférences commence avec la célébration de la 26ème édition de la fête de la science.
A cette occasion, le 10 octobre, nous avons eu le plaisir d’accueillir Monsieur Roger Solari. Après une carrière militaire dans l’armée de l’air, le Colonel Roger Solari a entamé une carrière civile au sein d’Ariane Espace et ce jusqu’en 1999. Il fut directeur opérationnel délégué et directeur d’Ariane Espace Guyane et a en particulier collaboré aux missions Ariane IV et V. Depuis 1999 son domaine est toujours celui de l’aéronautique et de l’aérospatial ( PDG d’entreprise et ingénieur conseil).
Mais il aime aussi partager ses connaissances, ses expériences et ses passions . C’est ce qui l’a conduit à venir faire d’abord pour les élèves ( 2nde et terminale), puis pour le grand public, deux conférences
« la France et l’Europe dans l’aventure spatiale »

Le 13 octobre nous inaugurons notre nouveau cosmodétecteur en participant au « Little cosmic day »
Le 18 octobre les élèves de 2nde 6 et les terminales SI prennent le chemin de Vignola .
Au programme : pour les plus jeunes la visite du laboratoire de chimie
Visite des laboratoires de chimie des ressources naturelles ; responsable scientifique Felix TOMI, Professeur de Chimie

Atelier ADN et évolution des êtres vivants
Responsable scientifique Marc GIBERNAU, Ecologue Chargé de recherche CNRS
Qu’est-ce qui est commun à tous les êtres vivants ? Les mammifères, les plantes, les insectes, les champignons, les bactéries,… ? l’ADN.

L’ADN est une macromolécule qui contient toute l’information génétique qui permet d’une part de « construire » l’organisme (quel qu’il soit) et d’autre part de transmettre à sa descendance son patrimoine génétique. Cette molécule est donc un vrai traceur de la vie depuis près de 4 milliards d’années !
Il s’agira de parler de l’évolution des êtres vivants et de l’ADN en particulier. Mais aussi les participants pourront extraire et visualiser en direct par précipitation de l’ADN de banane lors d’une expérimentation scientifique selon un protocole établi. Ou encore, à travers d’une activité de comparaison de séquences génétiques, construire une phylogénie moléculaire pour comprendre l’histoire évolutive des vertébrés.
et pour les plus grands une master classe ENR
 Christian CRISTOFARI, Pr. en Energétique et génie des procédés, UMR CNRS 6134 SPE Université de Corse : Gaz à effets de serre et énergie.
 Manuel ESPINOZA, Doctorant, UMR CNRS 6134 SPE Université de Corse et Guillaume PIGELET, Ingénieur de recherche, UMR CNRS 6134 SPE Université de Corse : Principes de fonctionnement de la chaine à hydrogène
 David OUVRAD, Ingénieur de recherche, UMR CNRS 6134 SPE Université de Corse et Gjuvan-Anton FAGGIANELLI, Maitre de conférences en énergétique et génie des procédés, UMR CNRS 6134 SPE Université de Corse : Les derniers équipements de la plateforme PAGLIA ORBA
 Visite de MYRTE et PAGLIA ORBA

  • Le 19 octobre les élèves de 2nde 10 et 2nde 11 se sont rendus à Corte pour participer à la journée de la fête de la science dédiée aux scolaires. Ils ont pu participer à de nombreux ateliers :
     Notre égoïsme contribue-t-il à promouvoir le bien-être social
     La recherche en biochimie et en biotechnologie
     Atelier « Nao »
     L’eau : qualité microbiologique et chimique
     Les maladies infectieuses
     Le biomimétisme

2 temps forts avec les conférences de Samuel Boissier ( LAM)
Samuel Boissier est chargé de recherches au Laboratoire d’astrophysique de Marseille et attache beaucoup d’importance à la vulgarisation scientifique.

 27 octobre : conférence « tout public » la toile cosmique
Qu’apprenons-nous de la cartographie de l’univers
« En observant autour de nous, nous nous rendons compte que l’univers est structuré à toutes les échelles. Les étoiles se distribuent en galaxies, et les galaxies dessinent un réseau, une toile tendue sur les plus grandes échelles de l’univers. Outre son aspect esthétique qui apparaîtra pendant l’exposé, je montrerai comment les astrophysiciens observent cette grande structure de l’univers, l’étudient, et la simulent. Nous verrons aussi ce que nous pouvons en déduire concernant les grandes questions de la cosmologie. »

29 octobre : conférence « élèves » ( term S) : les sursauts Gamma
Étudier les explosions les plus violentes de l’univers. »Les sursauts Gamma sont des bouffées d’énergie que les astronomes détectent quotidiennement. Longtemps mystérieux, ils témoignent des explosions les plus violentes dans l’Univers. Je présenterai l’histoire de leur découverte, et ce que nous en comprenons aujourd’hui, avec les observations les plus récentes, y compris des ondes gravitationnelles. Finalement, je montrerai comment la communauté scientifique s’organise pour continuer leur observation avec le projet de satellite SVOM auquel le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille participe. »

1er décembre : le club d’astronomie d’Ajaccio nous a proposé une conférence « élèves » (Term L et 2nde13 ) : voyage dans l’univers

10 janvier 2018
Dans le contexte du travail réalisé sur l’Intelligence artificielle par les 2nde13 et les Term L1, Philippe Granarolo est intervvenu sur le thème de la Robotique et intelligence artificielle:
Les robots sont présents depuis plus de deux millénaires dans la mythologie, et depuis un siècle dans la littérature de Science-Fiction et dans le cinéma. Parcourir cette préhistoire de la robotique sera notre première étape. Mais les robots d’aujourd’hui sont peut-être moins ces êtres de métal tout puissants que les plateformes qui traitent à une vitesse phénoménale nos informations financières, juridiques, biologiques, et l’ensemble de nos données numériques.
Aborder la question de l’éventuelle dangerosité des robots, c’est donc interroger l’extraordinaire croissance de l’Intelligence Artificielle (I.A., ou A.I. pour les anglo-saxons), et s’inquiéter du monopole dont jouissent les GAFAMI (Google, Apple, Facebook, Apple, Microsoft et IBM). Selon un essayiste contemporain, nous serions confrontés à l’équivalent d’un tsunami, un véritable « dataclysme » ou « cataclysme de données ».
Mais la menace à ce jour la plus directe est celle que les robots font peser sur l’emploi. Deux ouvrages récents, La vie algorithmique / Critique de la raison numérique d’Éric Sadin (Éditions L’Échappée, 2015), et Robotariat / Critique de l’automatisation de la société de Bruno Teboul (Éditions Kawa, 2017) éclaireront notre réflexion. Il semble impossible de conserver une quelconque validité à la veille hypothèse de la « destruction créatrice » d’Alfred Sauvy et de Joseph Schumpeter, selon laquelle les révolutions industrielles créeraient autant d’emplois qu’elles en détruiraient. Si la robotique et l’I.A. vont créer par exemple en France quelques milliers d’emplois de « data scientists », que pèsent ces créations en comparaison des centaines de milliers d’emplois qui vont disparaître dans l’industrie, dans le secteur tertiaire, dans les banques, dans les assurances, et jusqu’en médecine ?
A plus long terme de vives inquiétudes sont liées à l’autonomie croissante des robots et à la gestion informatisée de toute la planète. Il convient donc dès à présent de réfléchir à la nouvelle place que devrait occuper l’humain dans nos sociétés. Et si, paradoxalement, c’était dans nos imperfections que se dissimulaient nos meilleurs atouts ?
Docteur d’Etat ès Lettres et agrégé en philosophie, Spécialiste de Nietzsche, Philippe Granarolo est professeur honoraire de Khâgne au lycée Dumont d’Urville de Toulon et membre de l’Académie du Var.

 

12 février :conférence  « élèves » ( Term S1 et 2nde 13) de Roland Lehoucq  : pratiquons les sciences avec Starwars

La saga cinématographique « Star wars » a eu un succès considérable. Elle met en scène des technologies futuristes qui, à l’évidence, dépassent largement les nôtres. Pourtant certaines scènes ont un air de déjà-vu. Est-il possible de faire la part de la science et de la fiction, du rêve et de la réalité ? En utilisant les outils de la physique pour décrypter certaines scènes du film, nous allons mener l’enquête : quelle pourrait-être la nature de la Force qu’utilisent les chevaliers Jedi ? Comment construire un sabre-laser ? Comment se déplace les vaisseaux interstellaires ? Ou se trouve la planète Tatooine ? Il ne s’agit pas, bien sûr, de détruire la part de rêve inhérente à toute œuvre de fiction, mais plutôt de s’en servir comme support pour parler de physique de façon ludique. Ce questionnement transforme le spectateur en acteur très proche de l’astrophysicien qui, pour interroger l’univers, n’a d’autres sources que la lumière des astres captée par ses instruments. Au terme de l’enquête, son monde sera transformé. Que la Force soit avec vous !

 

                                  

 

Roland Lehoucq est astrophysicien au Département d’Astrophysique du CEA de Paris – Saclay. Il enseigne à l’Ecole polytechnique et à l’Institut d’études Politiques. Passionné par la diffusion des connaissances scientifiques, il collabore au mensuel Pour la Science (rubrique Science et Fiction, en collaboration avec Jean-Sébastien Steyer) et tient depuis 18 ans une rubrique scientifique dans la revue de science-fiction Bifrost (http://bifrost.belial.fr/). Il a écrit de très nombreux articles de vulgarisation dans toutes les revues scientifiques destinées au grand public et donne une cinquantaine de conférences par an. Il a aussi publié ou participé à 27 ouvrages et collaboré à plusieurs expositions. Depuis 2012, il est président des Utopiales (www.utopiales.org), le festival international de science fiction de Nantes.
Star Wars, entre mythe et réalité